Menu

Secteur Pastoral des Bassins à Flot

Certificat de Baptême

Pour obtenir un certificat dans la perspective d'un mariage, il ne peut être délivré que par courrier à l'adresse du célébrant.

Pour toute autre occasion, merci de suivre ce LIEN

CHRIST EST RESSUSCITE "LE TROISIÈME JOUR"

LE TROISIÈME JOUR

Paul confesse sa foi aux Corinthiens (I Co 15) : Christ est ressuscité le troisième jour, comme l’avait annoncé les Écritures.
De même, nous proclamons le dimanche le Credo de Nicée-Constantinople : Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures.
Je vous propose de comprendre un peu mieux ce que disent les Écritures sur ce fameux troisième jour…

DANS L’ANCIEN TESTAMENT

Nous lisons dans un « midrasch » sur la Genèse : « Jamais Dieu n'abandonne les justes plus longtemps que trois jours ».
Un grand nombre de textes de l'Ancien Testament manifeste la présence du secours divin dans un contexte de « triduum ».

  • Le troisième jour est celui du salut d'Isaac (Gn 22,4 ss) : « Après trois jours de marche »
  • Il est celui du salut accordé par Joseph à ses frères (Gn 42, 1 7 ss) : « Il les mit en prison pour trois jours. Le troisième jour, Joseph leur dit : voici ce que vous ferez pour avoir la vie sauve...
  • Dans le livre de l'Exode : « Le Dieu des Hébreux est venu à notre rencontre. Accorde- nous (disent Moïse et Aaron au Pharaon) d'aller à trois jours de marche dans le désert pour sacrifier à Yahvé notre Dieu, sinon il nous frapperait de la peste ou de l'épée » (Ex 5,3-4)
  • David avait péché en organisant un recensement du peuple (II Sm 24, 1 3 ss). Yahvé « envoya la peste jusqu'au temps fixé » — c'est-à-dire au troisième jour qui fut pour tous les survivants un jour de salut et de libération, en étant celui de la fin du châtiment.
  • Isaïe fut envoyé au roi Ezéchias qui priait au moment de mourir : « Va dire à Ezéchias : ainsi parle Yahvé, Dieu de ton ancêtre David. J'ai entendu ta prière, j'ai vu tes larmes. Je vais te guérir ; dans trois jours, tu monteras au temple de Yahvé. J'ajouterai quinze années à ta vie » (Is 38, 1-5 ; II R 20, 1-11). Le troisième jour, ici encore, est celui de la guérison et du salut temporel ; Dieu n'abandonne pas le juste.
  • C'est vers la même époque qu'Osée résuma toute la tradition antérieure dans les versets déjà cités : « après deux jours il nous fera revivre, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons en sa présence » (6,2). Par cette affirmation, le prophète passa d'une affirmation de salut individuel à une affirmation collective de salut, en donnant l'impression de vouloir symboliser un salut national et spirituel par l'image de la guérison corporelle. Il est permis de penser que la formule d'Osée constitue une récapitulation de la tradition antérieure en même temps que son approfondissement et son extension.

Et, bien entendu, ce « selon les Écritures » se poursuit après Osée :

  • Jonas est sauvé le troisième jour et des entrailles du poisson et de celles de la mer pour être invité par Dieu à parcourir, en lui annonçant la parole divine, la grande Ville de Ninive, durant trois jours (2,1 ; 3,3) « Qui sait si Dieu ne se repentira pas ... en sorte que nous ne périssions point ?» (3,9). Et « Dieu se repentit du mal dont il les avait menacés, il ne le réalisa pas » (3,10). La metanoia humaine et païenne obtient la metanoia divine !
  • Ce fut aussi le troisième jour de jeûne qu'Esther trouva grâce, en faveur du peuple juif à sauver de la mort, devant le roi Assuérus, après avoir invoqué le « Dieu qui veille sur tous et les sauve » (5,1). Mais elle ne sauva le peuple qu'en risquant sa propre vie.

Il y en a d’autres :

  • Dieu descend avec fracas pour la révélation de la Loi sur le Sinaï (Ex 19,16)
  • Les espions israélites sauvés par Rahab doivent se cacher pendant trois jours (Jos 2,18)
  • Il est accordé au peuple trois jours de repos au retour d'exil au temps d'Esdras (Esdr 8,31)

Quelle signification pouvons-nous en tirer ?

1 – Jamais Dieu n'abandonne totalement ou définitivement les justes ; il se dispose toujours à les secourir, à son heure, en son jour — le troisième — au milieu des adversités ; ce jour signifie donc l'espérance certaine du secours divin.

2 – Le troisième jour est le temps d'un acte divin de libération après une épreuve temporaire.

3 – Le troisième jour est celui de la résurrection des morts, suprême libération après l'épreuve temporaire de l'existence terrestre.

Tel est le fond de tableau sur lequel il faut comprendre en son sens littéral plénier l'affirmation des premiers didascales de l'Eglise de Jérusalem et de Paul aux Corinthiens : « Jésus est ressuscité le troisième jour selon les Écritures ». Leur affirmation rejoint l'exégèse de Jésus lui- même : « Je vous ai dit quand j'étais encore avec vous : il faut que s'accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse et les Prophètes ... Il est écrit que le Christ ressusciterait d'entre les morts le troisième jour » (Lc 24,44.46)
 

DANS LA BOUCHE DE JÉSUS

Les références de l’Ancien Testament du troisième jour nous aident à mieux comprendre la prédication et le message de Jésus pendant sa vie publique et non moins le mystère de sa mission personnelle. De même que Jésus avait opéré une synthèse géniale entre le Serviteur Souffrant d'Isaie 53 et le Fils de l'Homme glorieux (Dn 7), en indiquant qu'il était l'un et l'autre, de même prolongea-t-il cette première fusion par une seconde : le même ressusciterait, annonçait- il, le troisième jour.

En d'autres termes, Jésus empruntait à Osée et à Daniel les énoncés de deux aspects glorieux de son mystère de juge ultime et, auparavant, de maître et docteur de justice ressuscité (Dn 1 2,2- 3) pour y faire voir la conséquence de son sacrifice de serviteur souffrant, offert en expiation pour les multitudes, décrit en Is 53.

En annonçant sa résurrection pour le troisième jour, Jésus, le Prophète par excellence, faisait comprendre à ses disciples qu'en Lui serait vérifiée la loi constante de l'agir de son Père dans l'ancienne Alliance : Dieu délivre rapidement le juste de l'épreuve. Mais en même temps il manifestait la transcendance de la délivrance dont il bénéficierait par rapport aux précédentes. Il ne serait pas libéré de la mort pour revenir à une vie mortelle, mais pour entrer définitivement dans la vie immortelle qu'il avait mission de communiquer au genre humain. Les libérateurs antérieurs du peuple de Dieu avaient bénéficié d'un prolongement de vie terrestre, d'un salut corporel momentané ; Jésus, lui, jouirait d'un salut corporel total et définitif pour pouvoir y faire participer ses frères, auxquels il aurait d'abord apporté un salut spirituel qu'aucun libérateur ne pouvait conférer dans l'ancienne alliance.
 

DU TROISIÈME JOUR AU PREMIER JOUR

Les évangélistes, en situant la Résurrection du Christ dans le temps, ont remplacé le troisième jour dont parlait le Maître pendant sa vie publique par le « premier jour » de la semaine, mentionné comme tel dans un contexte liturgique de célébration hebdomadaire du jour du Ressuscité, sans doute parce que les communautés auxquelles ils s'adressaient étaient surtout composées de pagano-chrétiens pour lesquelles les « références juives » présentaient moins d'intérêt. C'est seulement dans un contexte de transmission de la profession de foi des judéo-chrétiens de l'Eglise de Jérusalem que l'expression du « troisième jour » est maintenue.

En effet, l'expression de « premier jour de la semaine » fait abstraction du passé, elle est essentiellement liturgique et accessible surtout à ceux qui participent à la liturgie, c'est- à-dire aux croyants ; tandis que l'expression de « troisième jour » situe la Résurrection dans l'histoire, par rapport au passé (même quand ses connotations vétéro-testamentaires ne sont pas comprises) et sous ce rapport elle est plus adaptée à la présentation du mystère chrétien aux non-chrétiens ; elle présente même un avantage plus profond encore : car elle situe la Résurrection comme une conséquence de la Passion, et de la Mort du Christ Sauveur.

Annoncer que Jésus est ressuscité le troisième jour, c'est inséparablement proclamer que sa Résurrection est le « signe visible de l'invisible victoire » de sa mort en croix sur le péché du monde, l'avant- veille.
C'est signifier que le mystère pascal, en ses deux versants de mort et de résurrection, est victoire sur le péché.
C'est laisser entendre que la mort de Jésus en croix, loin d'être une honteuse défaite, un échec, était au contraire manifestation de sa puissance infiniment miséricordieuse de Réparateur surabondant de tous les péchés du monde. Et c'est seulement sous ce rapport que la Croix est victoire et triomphe.

Annoncer que Jésus est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures, ce n'est pas seulement annoncer la manifestation visible de la victoire de la Croix, c'est encore la situer dans le prolongement de toute l'économie de l'ancienne Alliance. Car les Écritures dont il s'agit sont celles de l'alliance mosaïque. « Selon les Écritures » signifie : selon le dessein divin manifesté par Dieu au peuple d'Israël.

Dire que le Christ est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, c'est dire qu'il accomplit en ressuscitant les figures qu'étaient Isaac arraché à la mort, Moïse conduisant le peuple au sacrifice, puis lui donnant une loi sur le Sinaï, Ezéchias guéri, Jonas libéré du ventre de la baleine : tout cela est « troisième jour » : c'est cet ensemble de prophéties en action que la parole prophétique d'Osée avait récapitulé (6,2).

C'est comme si le Credo de Nicée-Constantinople nous disait : « Dieu a déchiré son Christ pendant sa Passion et par sa mort. Il nous a guéri en le ressuscitant. Il nous guérira en nous ressuscitant par lui. Il a frappé son Fils. Il panse nos plaies par sa Résurrection et les pansera parfaitement en nous ressuscitant par Lui. Il l'a fait revivre après deux jours et nous fera revivre par Lui au dernier jour qui sera, pour nous, notre troisième jour. Il l'a relevé le troisième jour et nous relèvera par lui le dernier troisième jour. Et nous vivrons en sa présence par la résurrection de la chair et dans la vie éternelle ».

Contact et adresses

Secrétariat  paroissial : 16 Place St Martial - 33 300 Bordeaux 

Tél. : 06 48 94 58 82

Mail :

Site Internet : bassinscathos.fr

Eglise St Martial : 16 place St Martial -Tram "Cours du Médoc"

Eglise St Rémi : 117 rue Achard - Tram "New-York"

Messes

 

Retrouvez tous les horaires des célébrations sur www.messes.info

Fruit de la Vigne
Les travaux de St Rémi

Notre paroisse met en oeuvre la rénovation de l'église St Rémi autour des récits bibliques qui utilisent l'allégorie de la Vigne et du Vin.
Vous trouverez toutes les informations sur le site fruitdela vigne.org

Certificat de Baptême

Pour obtenir un certificat dans la perspective d'un mariage, il ne peut être délivré que par courrier à l'adresse du célébrant.

Pour toute autre occasion, merci de suivre ce LIEN